Nous, complices des meurtres de masse !

Nous, complices des meurtres de masse ! dans International

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En ce samedi soir se clôt une nouvelle journée meurtrière en Syrie, l’occasion de revenir sur ces affrontements mais surtout sur le délaissement de la communauté international sur cette affaire.

 

L’an dernier, à la suite du printemps arabe, la Lybie entre en guerre civile. Un peuple oppressé se dresse contre le front dictatorial et tyrannique en place depuis des dizaines d’années. Que la réaction ne fut pas lente : la France, incarnée alors par le président Sarkozy réagit sans attendre aux demandes de notre grand philosophe national, BHL. Mais nous avions compris que derrière ces élans de lyrisme philosophico-politique, seuls les intérêts financiers, notamment militaires et pétroliers ne comptaient. Choquant ? Non, malheureusement, mais réaliste d’une société, notre société ou chacun se connecte au vrai monde, à celui qui souffre entre 20h et 20h30, puis qui éteint la télé et retourne marchander le prix du blé sur Chicago, contribuant aux difficultés financières de régions, de pays… Mais, ici l’intérêt financier aura servi l’humain ! L’aide militaire française au coté de celle des usa fit preuve d’efficacité et contribua au succès de la révolution.

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Aujourd’hui, la Syrie est toujours en guerre. Combiens de mois, combiens de jours ? On ne compte plus ! Comme lassés par la parlotte journalistique, notre regard s’est détourné de ce pays, de ce peuple. Combien est il important de rappeler qu’oublier, c’est condamner le peuple syrien à mort ? Les affrontements de Samedi ont faits 6 morts. Faut il rappeler que ‘’faire des morts’’ n’est pas l’expression adéquate, que la réalité est que ce samedi à laissé 6 morts à leurs familles respectives ? 6 morts, 6 révolutionnaires, empli d’une profonde volonté de changer un système dictatorial, de conduire leur patrie vers un changement !

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Mais, si l’empathie fonctionne au maximum de ses possibilités, personne ne bouge : la communauté internationale, sous l’égie de l’ONU à posté des observateurs. On est en droit de ce demander ce que ces derniers vont pouvoir observer ? Des tueries ? Des morts ? Non, certainement pas. A quoi servent-ils ? Pourquoi une si maigre réaction ? Serait ce parcequ’il s’agit d’un pays inintéressant, économiquement parlant ? La proposition semble plus réaliste.

Mais alors une seule  question vient : comment les dirigeants de l’Europe et du monde justifieront leur attitude lâche et exempte de faits aux syriens ? Comment expliqueront-ils à ce peuple que malgré notre vécu, nos luttes contre les tyrannies, nos interventions internationales, nous ayons abandonné ce peuple ?

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On pourrait espérer que ces coupables puissent être jugés pour complicité : car oui, il le devienne. Pire, en restant yeux fermés et bras croisés, nous devenons les complices d’un système meurtrier ! Alors, en êtes vous fiers, êtes vous fier de votre pays, de vos valeurs humanistes et révolutionnaires ?

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