Apologie de la violence

22 mars 2012

11H30 et un vent de joie souffle sur la France. Sarkozy se félicite d’une opération policière menée à bien, saluant Guéant apparu aux télévisions le visage blanc et plissé par la fatigue intense d’une nuit de veille. Suivent tels de petits agneaux Hollande et la petite ronde politique. 11H30 et un vent de joie souffle sur la France, mais l’avertit prend garde et méfiant renifle, recherche un parfum, une odeur cachée, et, à sa stupeur découvre un souffle putride. Se penchant sur le cas il découvrira un homme faible au passé difficile et embrigadé par une entreprise terroriste. Manipulé, moulé, il sera formé, formaté. Il découvrira un homme hanté par une mission divine, tuant hommes et enfants pour sans doute purifier un monde non conformes aux préceptes intégristes. Il découvrira un homme retranché déjà encerclé par un ordre public, par une armée. Soudain, le politicien prend part ; lancez l’assaut, ‘’nous ne pouvons risquer une autre vie’’. L’homme s’enfuit alors, animé d’une peur animale. Le chasseur arme et tire un gibier opportun. L’avertit découvrira ce que d’autres ne verront qu’une fois la joie passée : la mort d’un homme, la tristesse d’une famille anéantie, des hommes marqués à vie par un tir meurtrier.

En ne cherchant qu’objectivité, il cherchera alors à se demander si un pardon est possible ; distinguant l’être de l’organisation, la maladie de son support, et tout en condamnant une telle entreprise, il acquiescera.

Tendant l’oreille, il entendra ‘’si c’étaient mes enfants’’, à cette pleurante tirade il ajoutera ‘’et si c’était ton fils ?’’.

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''Le Courier Picard''

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